Atelier Plasse Le Caisne

L'atelier Plasse Le Caisne a été créé et animé par les tisserands Jacques Plasse et Laure Le Caisne, assistés d'une équipe particulièrement réduite.



Catégories :

Tapisserie

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Les douze tapisseries sur le thème des Cantiques Spirituels de Saint Jean de la Croix, tissées par l'Atelier Plasse Le Caisne selon une série de ... (source : alfredmanessier.free)
  • L'Association Tissage et Tradition, issue des ateliers Plasse le Caisne, tisserands à Houx ainsi qu'à Chilly-Mazarin, propose ses compétences et ses métiers à ... (source : jeanclaude-libert)
  • Dans l'atelier de Jacques Plasse le Caisne. 3 septembre 1965. L'ensemble des portfolios. Photographes, Peintres et sculpteurs, Paris : Occupation, Libération... (source : robert-doisneau)

L'atelier Plasse Le Caisne a été créé et animé par les tisserands Jacques Plasse et Laure (Bilou) Le Caisne, assistés d'une équipe particulièrement réduite. Installés à partir de 1936 à Houx (Eure-et-Loir) , ils ont traduit en tapisseries fréquemment monumentales des maquettes de peintres de la nouvelle École de Paris.

Biographies

Jacques Plasse est né en 1901 à Paris, Bilou Le Caisne en 1911 à Oued El Alleug (Blida, Algérie). Ils ont fondé l'école de tissage du Canada à Montréal, puis les ateliers du lycée de Montgeron et du lycée Honoré de Balzac. Ils ont été tisserands de la Présidence de la République mais aussi de la reine d'Angleterre[1].

Méthode

L'atelier des tisserands Plasse Le Caisne en 1967 lors de la réalisation de la tapisserie Hymne à la joie pour la salle des mariages du nouvel Hôtel de ville de Grenoble. Jacques Plasse en bas de l'image à gauche.

«Nos clients peintres n'ont jamais pu travailler avec Gobelins, Beauvais, Aubusson. Les clients de ces manufactures n'ont jamais pu travailler avec nous. Nos moyens sont différents (…) En 1945 (…) l'Administrateur Général des Gobelins osait nous confier des cartons de tapisseries modernes que ses ateliers ne pouvaient mener à bien. Il avait compris», résumait Jacques Plasse Le Caisne[2].

Le drame de la tapisserie moderne est selon lui que «les Cartonniers et les Lissiers n'ont aucun contact spirituel (…). Ils sont sur deux plans opposés. Rien ne les rapproche. Et fréquemment ils s'ignorent à jamais. Aucun lissier d'une Manufacture n'a jamais été chez un peintre en lui demandant de voir 50 toiles pour découvrir son œuvre. Braque, Rouault, Manessier et d'autres, à qui j'ai posé la question, n'ont jamais reçu la visite de celui qui tissait».

En marge des méthodes respectant les traditions Jacques Plasse, «tout au contraire d'un cartonnier qui fait un carton sec et précis», demande au peintre qu'il va traduire «une maquette libre au dixième, avec la majeure partie», puis réalise lui-même un agrandissement que le peintre vient corriger : «alors le vrai travail débute. Devant le dessin nous parlons». Jacques et Bilou Plasse Le Caisne déjeunent, dinent avec lui, voient des centaines de ses toiles, attendent «parfois six mois ou un an avec le carton piqué sur le mur de l'atelier», puis se mettent au travail. «La tenture de 50 mètres s'enroule pendant 9 mois, nous travaillons à quatre, sans revoir ce que nous avons fait, et le jour terrible, essentiel et fatidique arrive : nous mettons la tapisserie au mur»[3].

Principales réalisations

Plasse Le Caisne et Manessier

En 1950 les tisserands Plasse Le Caisne réalisent pour le Mobilier national deux tapisseries de Jean Le Moal qui les a rencontrés à leur retour du Canada[4]. En 1952 Le Moal leur fait connaître Manessier qui se lie d'amitié avec eux[5]. L'atelier Plasse Le Caisne réalise ensuite la majorité des tapisseries de Manessier.

Bibliographie

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Notes et références

  1. Manessier, Cantiques spirituels de St Jean de la Croix, 12 tapisseries tissées par l'Atelier Plasse-Le Caisne, Musées de Metz, 1972
  2. Les tisserands Plasse Le Caisne, Exposition de tapisseries, Nîmes, 1970, n. p.
  3. Les tisserands Plasse Le Caisne, Exposition de tapisseries, Nîmes, 1970. Pour la Sainte Face de la Chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face de Hem, à partir d'un carton établi par Manessier selon un tableau de Rouault, «deux premières réalisations furent détruites» (Hem, La chapelle Sainte-Thérèse de l'enfant Jésus et de la Sainte Face, Abbaye de Saint-André-les-Bruges, Art d'église, s. d., p. 11
  4. Michel-Georges Bernard, Jean Le Moal, Neuchâtel, Ides et Calendes, 2001, p. 102
  5. Manessier, textes de Bernard Ceysson, Jean-Marie Lhôte et Christine Manessier, Tournai, La Renaissance du Livre, 2000, p. 171

Voir aussi

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