Fernand Léger

Fernand Léger, né le 4 février 1881, à Argentan et mort le 17 août 1955, à Gif-sur-Yvette, est un peintre français. Peintre, peintre de cartons de tapisseries, cartons de vitraux, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur, illustrateur.



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Peintre cubiste français - Peintre normand - Académie Julian - Naissance en 1881 - Naissance à Argentan - Décès en 1955

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  • Fernand Léger est né le 4 février 1881 à Argentan dans l'Orne...... Fernand Léger a toujours été attiré par la peinture murale qui renvoie à l'art éternel... (source : centrepompidou)
  • ... Fernand Léger fait partie des peintres majeurs de l'entre-deux-guerres, dont l'œuvre est marquée par le cubisme (La Noce, 1911).... (source : arts.fluctuat)
  • L'artiste peintre français Fernand Léger naît le 4 février 1881 à Argentan.... Dessinateur dans un cabinet d'architecture, Fernand Léger est admis en 1903... (source : moreeuw)
Fernand Léger
Photographie de Fernand Léger (1936).
Photographie de Fernand Léger (1936).

Naissance 4 février 1881
Argentan
Décès 17 août 1955
Gif-sur-Yvette
Nationalité Drapeau : France France
Activité (s) Peintre, sculpteur et réalisateur
Mouvement artistique Cubiste, Tubiste, Modernisme

Fernand Léger, né le 4 février 1881, à Argentan (Orne) et mort le 17 août 1955, à Gif-sur-Yvette (aujourd'hui Essonne), est un peintre français. Peintre, peintre de cartons de tapisseries, cartons de vitraux, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur, illustrateur. «Pionnier du cubisme», «paysan de l'avant-garde»[réf.  nécessaire] ou «cubiste»[1], il a été l'un des premiers à exposer publiquement des travaux d'orientation cubiste, même si on a quelquefois qualifié son style de «cubiste»[réf.  nécessaire].

Biographie

Ses origines normandes, son physique de «brute magnifique» qu'il attribue à un père éleveur et son franc-parler ont fréquemment fait passer Fernand Léger pour le «paysan de l'avant-garde». À dix-neuf ans, il découvre le Paris de 1900. Léger n'y accomplira jamais la formation d'architecte qu'il est venu y poursuivre. Lentement, s'imprégnant patiemment du mouvement dynamique de la ville, il troquera son tire-ligne pour les pinceaux : l'assurance d'un métier stable contre la promesse d'une liberté risquée.

Dès 1903, Léger partage un atelier avec le peintre André Mare. Après son échec aux Beaux-Arts, il s'exerce dans diverses académies. Daniel-Henry Kahnweiler, qui deviendra son marchand, se souvient ainsi de Léger allant dessiner le nu presque l'ensemble des soirs à l'académie de la Grande Chaumière. Il reste complexe de savoir à quoi ressemblaient ces dessins. Léger dit effectivement avoir détruit entre 1902 et 1908 une grande partie de ses travaux au fur et à mesure de leur production. Peut-être contenaient-ils toujours quelques traces du sentimentalisme du Jardin de ma mère, peint en 1905, ou de ces Gamins au soleil (1907) qu'Apollinaire qualifia de «baignades du soir postimpressionnistes». Sans interprétation abusive, on peut assimiler la destruction de ces dessins à un acte proprement artistique : en s'attaquant à ses tentatives désuètes, Léger brutalisait déjà la tradition.

Œuvre au musée international de la faïence

En 1907, comme de nombreux peintres parisiens, il est particulièrement marqué par la rétrospective consacrée à Cézanne qui oriente définitivement sa peinture. La même année, il découvre le cubisme de Picasso et de Braque.

Léger défie Cézanne dans un impitoyable Compotier sur la table (1909). Probablement y inscrit-il déjà sa peur de la grande influence du peintre d'Aix sur lui. Le peintre se fond bientôt dans l'effervescence de la vie artistique parisienne et , dès 1908, travaille aux côtés de Modigliani, Laurens, et en particulier Archipenko. Installé à la Ruche en 1908, il se lie avec Blaise Cendrars, Max Jacob et Guillaume Apollinaire et dialogue, entre autres, avec le peintre Robert Delaunay.

Fresque à l'université centrale du Vénézuela

Cette influence se ressent en 1910 dans ces Nus dans la forêt qui feront dire à Guillaume Apollinaire : «M. Fernand Léger a toujours l'accent le plus inhumain de cette salle. Son art est complexe.» Il les achève après presque deux ans de lutte.

Il peint en 1909 La Couseuse, qui ouvre sa période cubiste. Amas de lignes géométriques logé dans un espace court, la toile est proche des figures massives de Picasso peintes la même année. Pourtant, dès Nu dans la forêt (1909-1910), Léger propose un cubisme personnel, même s'il s'est sans doute inspiré de l'œuvre de Picasso portant le même titre.

Ken Nack avec Fernand Leger en 1950

Le sujet est transformé en une chambre remplie d'artéfacts et de robots. Dans cette œuvre, Léger se détache de la doctrine de Cézanne qui consistait à peindre à partir des cylindres et des cônes. La sobriété des couleurs mais aussi l'activité frénétique des robots crée l'atmosphère symbolique d'un nouveau monde déshumanisé. Sous certains aspects c'est une anticipation du futurisme italien.

Vitraux à l'université centrale du Vénézuela

S'il partage le souci cubiste de créer un réalisme non figuratif, il se distingue des Montmartrois en imposant un cubisme non pas intellectuel mais visuel. Son souci n'est pas, en effet, de figurer la totalité de l'objet, mais de distinguer chaque objet en volume et en plan au sein d'un espace parfait.

Spectateur assidu du cirque Medrano, Fernand Léger peint les acrobates, les clowns, les jongleurs dont les corps «mécanisés» ont la même valeur que les objets et les décors.

En 1918, il illustre le livre de Blaise Cendrars La Fin du monde filmée par l'Ange N. D. , conçu comme une suite de plans cinématographiques. Il renoue avec le groupe de la revue Montjoie fondée par Canudo. Il fait la connaissance du cinéaste Jean Epstein, participe au film d'Abel Gance La Roue et réalise les décors pour le film de Marcel L'Herbier L'Inhumaine.
Engagé par les Ballets suédois, il crée successivement les costumes et les décors de Skating Rink (1922) et de La Création du monde (1923).
En 1924, avec l'aide de Dudley Murphy, il tourne le film Ballet mécanique où l'utilisation du gros plan et le recours aux multiples effets de fragmentation produisent une dynamique répétitive. La même année, Fernand Léger se rapproche des puristes et participe à la revue L'Esprit nouveau. [2]

Il pratique, selon Louis Vauxcelles, le «tubisme». Déboîtés, les volumes géométriques ne sont plus statiques et indissociables, mais autonomes, créant entre eux un antagonisme dynamique. L'intérêt qu'il voue au dynamisme, «reflet du monde moderne», le conduit en 1911 à fréquenter l'atelier de Puteaux ainsi qu'à participer à la Section d'or. Il s'éloigne des thèmes intimistes et respectant les traditions de Braque et Picasso, et peint des sujets contemporains (Le Passage à niveau, 1912). Il entame une série de contrastes de formes (La Femme en bleu, 1912), dans laquelle il réintroduit vivement la couleur et expérimente brièvement l'abstraction. Apollinaire baptise alors l'art de Robert Delaunay et de Léger de «cubisme orphique» (voir orphisme). Pourtant, si Delaunay prône la suprématie de la couleur, Léger aspire à «un équilibre entre les lignes, les formes et les couleurs» (Léger).

Au début des années 1950, Fernand Léger participe avec Jean Bazaine et Jean Le Moal à la décoration de l'église du Sacré-Cœur, construite dans un quartier ouvrier d'Audincourt (Doubs), pour laquelle il conçoit les dix-sept vitraux de la nef et du chœur et dessine les cartons de la tapisserie localisée derrière le maître-autel.

La grande fleur qui marche (1952) à La Haye au Pays-Bas

Léger a dirigé plusieurs écoles de peinture, à Montrouge en premier lieu puis boulevard de Clichy, à Montmartre. Il a été le maître de Neşet Günal et a constitué de nombreux élèves qui ont diffusé ses idées dans tout l'art du XXe siècle, en France (Pierre Faniest, Étienne Hajdu, Tonia Cariffa, Abner, Carlos, René Margotton…) mais également en Scandinavie (Eric Olson, Franciska Clausen, Otto G. Carlsund…), et a surtout donné cours à l'auteur-compositeur-interprète Serge Gainsbourg.

À Biot (Alpes-Maritimes) , le Musée national Fernand Léger, édifié par sa femme, Nadia Léger, et Georges Bauquier, lui est consacré. La mosaïque du musée et les Italiens Lino Melano et Luigi Guardigli

Bibliographie

Œuvres

Expositions

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 30/01/2011.
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