François-Patrice Mitchell

François Patrice Mitchell, mort en 1792, industriel bordelais, négociant, armateur, est le dirigeant de la manufacture royale de verrerie de Bordeaux.



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Verrerie - Industriel français - Personnalité de Bordeaux - Noble français - Naissance à Bordeaux - Décès en 1792

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  • Entre 1771 et 1773, le fils du fondateur de cette verrerie, François - Patrice Mitchell, met en lotissement une partie du terrain bordant le cours du ... (source : bertrand.auschitzky.free)

François Patrice Mitchell, mort en 1792, industriel bordelais, négociant, armateur, est le dirigeant de la manufacture royale de verrerie de Bordeaux.

Il développe l'industrie du verre et le négoce, est armateur et commerce avec les colonies, étend son activité aux opérations immobilières. Jurat de Bordeaux, il devient sous Louis XVI le porte-parole des industriels bordelais auprès du pouvoir central.

Biographie

Verriers d'origine irlandaise

François Patrice Mitchell est le fils de Pierre Mitchell, issu d'une famille d'ancienne mais modeste noblesse irlandaise, fondateur de la première verrerie bordelaise, et de Jeanne O'Hicky (Hicky, O'Hicky ou O'Hickey).

François Patrice travaille dans la verrerie familiale, qui a obtenu en 1723 un privilège d'exclusivité, et qui obtient en 1738 une confirmation et une extension de son privilège d'exclusivité à dix lieues à la ronde, avec le titre de manufacture royale[1], et devient la «Verrerie royale de Bordeaux».

Direction de la verrerie

Après la mort de son fondateur Pierre Mitchell en 1740, la verrerie est dirigée par sa veuve, puis par leur fils François-Patrice Mitchell.

François-Patrice crée entre 1751 et 1756 un deuxième établissement pour accroître l'activité et barrer la route à un rival[J 1], [J 2].

Il se rapproche de son principal concurrent, propriétaire de la verrerie de Bourg, pour rédiger l'ensemble des deux, à partir de 1763, des mémoires et observations pour défendre leur activité auprès des autorités politiques et économiques, se plaindre de la fiscalité et formuler de «nombreuses et intelligentes suggestions»[J 3].

François-Patrice Mitchell obtient de Louis XVI, en septembre 1777, des lettres de reconnaissance de son ancienne noblesse avec la qualité de gentilhomme verrier, et le droit continuer à diriger son industrie sans déroger à la condition de noble ; en réponse à une enquête préliminaire, le subdélégué régional indique que Mitchell est alors «propriétaire d'une verrerie particulièrement énorme» avec «une fortune particulièrement suffisante», et que ni lui ni son père n'ont dérogé[J 1].

En 1778 il obtient l'autorisation de transférer son activité à Bacalan pour avoir plus de place et mieux se développer, mais ce transfert est plusieurs fois retardé et ce sont ses fils qui le mettront en œuvre[J 4].

Son activité, ses établissements et ses effectifs augmentent sur longue période, mais Mitchell n'échappe pas à des difficultés, en particulier en 1779, où il est en cessation de paiement, et ses bâtiments sont momentanément saisis ; mais l'activité reprend de plus belle en 1780[J 5].

L'augmentation du nombre d'employés montre la croissance que François-Patrice a donnée à son industrie : en 1749, au moment où il prend la direction, il y a une quinzaines de salariés (dont quatre gentilhommes souffleurs)  ; ils sont 50 à 60 peu après sa mort. Il profite pleinement de l'augmentation énorme de la demande[J 2].

Autres activités, influence

D'autre part, François Patrice Mitchell poursuit et augmente la politique de diversification entamée par son père, avec la viticulture, l'armement maritime, le commerce avec les colonies, et les opérations immobilières en créant plusieurs lotissements[J 2], [2].

Il est Jurat de Bordeaux ; à cette époque il est devenu le porte-parole des industriels et artisans de la région[J 4].

Se plaignant du traité de commerce conclu avec l'Angleterre en 1786, Mitchell écrit en 1787 à M. de Calonne un mémoire «particulièrement remarquable» avec «des accents particulièrement modernes»[J 4].

Cultivé, amateur d'art, il forme une bibliothèque de près de 500 volumes, riche sur les belles-lettres, l'histoire et les grands classiques français ; elle a peu à envier aux autres bibliothèques nobiliaires[J 6].

Au cours de la Révolution, il n'est pas spécifiquement inquiété[J 7].

François-Patrice Mitchell meurt en 1792.

Famille

Filiation, armes

Mariage, enfants

François-Patrice Mitchell épouse le 23 juin 1774, à Dublin, Peggy Elise Lynch, fille de Thomas Lynch, écuyer, et de dame Pétronille Drouillard ; elle est la sœur du comte Jean-Baptiste Lynch, maire de Bordeaux, pair de France, et du député Thomas-Michel Lynch.

Ils signent leur contrat de mariage le 25 juin 1774 devant notaire à Dublin et le font ensuite traduire et déposer auprès de leur notaire bordelais en 1776[J 10]. Ils ont comme enfants :

Toponymie

Le souvenir des Mitchell et de leur verrerie est conservé dans la toponymie bordelaise :

Bibliographie et sources

Références, notes

  1. p.  323
  2. p.  327
  3. p.  318-319
  4. p.  325
  5. p.  329
  6. p.  161-162
  7. p.  326
  8. p.  136-137
  9. p.  152
  10. p.  132
  1. Par lettres patentes du 4 mars 1738
  2. Actes du 50e Congrès d'études régionales de la Fédération historique du sud-ouest : Bordeaux, porte océane : carrefour européen, Fédération historique du Sud-Ouest , 1997, pages 352-354.
  3. Bernard Burke, The General armory of England, Scotland, Ireland and Wales, Heritage Books, 1962 (page 691).
  4. Édouard Féret, Statistique générale... du département de la Gironde, 1874-1889 (p. 457-458).

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