Grands noms de l'art verrier et leurs œuvres

Le métier de la verrerie a toujours été reconnu comme un art noble. L'origine du verre remonte à des centaines de milliers d'années, l'homme se sert du verre la confection d'armes pour chasser et se nourrir.



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Le métier de la verrerie a toujours été reconnu comme un art noble. L'origine du verre remonte à des centaines de milliers d'années[1], l'homme se sert du verre la confection d'armes pour chasser et se nourrir.

Histoire du métier de verrier

Les gentilshommes verriers au Moyen Âge

Les nobles étaient en premier lieu des hommes de guerre. Ils pouvaient aussi cultiver la terre, mais non point se livrer à l'industrie ou au commerce.

Cependant, par exception, la verrerie était reconnue comme un art noble. Cela ne voulait pas dire qu'on devenait noble en devenant verrier, mais qu'un noble pouvait exercer ce métier sans déroger. Un dicton du Moyen Âge, relevé dans l'ouvrage de Gerspach, dit que pour faire un vrai gentilhomme-verrier, il fallait en premier lieu trouver un noble né et en faire un bon ouvrier.

Les gentilshommes verriers au XIIIe siècle

Les gentilshommes verriers ont toujours soutenu que leurs privilèges avaient été octroyés par le roi saint Louis qu'ils avaient suivi en croisade; en réalité c'est plus probablement à Philippe III le Hardi (règne : 1270-1285) son fils, qu'ils durent les privilèges attachés à la qualité de verrier.

Il n'existe pas de documents authentiques se rapportant à cette époque, mais le procureur du roi, Ignace Chrétien, disait : «ce n'est qu'après avoir versé leur sang et ruiné leur fortune que ces nobles obtinrent de la générosité du roi Saint Louis une planche après leur naufrage.»

Pour établir une verrerie, il fallait un privilège, c'est-à-dire une autorisation du roi donnée par lettre patente.

.. En l'an 1330 fut donné le pouvoir par le roi Philippe IV de France à Philippe de Cacqueray, écuyer, premier inventeur des plats de verre nommé verre de France, comme portant son nom, de faire établir une verrerie proche Bézu en Normandie, qui fut appelée La Haye.

En Normandie, quatre familles nobles, les Caqueray, Bongars, Brossard et Le Vaillant, reçurent de tels privilèges pour l'établissement de grosses verreries fabriquant du verre à vitres.

Dans les petites verreries, on soufflait vases, gobelets et verres à boire.

Les verriers bouteillers soufflaient bouteilles et flacons. Les patenôtriers fabriquaient chapelets, perles, boutons, bracelets, colliers en verre coloré ou émaillé.

Un des plus anciens privilèges octroyé aux verriers est un acte signé de Charles VII. Ce document, daté du 24 janvier 1399, est membre de la collection Moreau à la Bibliothèque nationale. On peut y lire que «Droicts et privilèges sont donnés à tous gens œuvrant aux fours à verre. Permission est donnée aux nobles de naissance d'exercer le mestier de verrier sans déroger à leur «noble estat».

En 1448, après les guerres qui par longue espace de temps ont régné audit pays (la guerre de cent ans), quatre familles nobles de verriers lorrains obtenaient d'importants privilèges pour s'installer en forêt de Darney :

Pour tous ces droits et privilèges, le cens (ou la redevance) réclamé était fréquemment minime. En exemple, en 1416, les de Cacqueray, propriétaires exploitants de plusieurs verreries versaient «ung escu d'or» par année. D'autres 60 boisseaux d'avoine.

Mais eux, les rudes travailleurs des fournaises à verre, tenaient énormément à leur qualité de noble. Ils avaient le titre d'Écuyer du Roi, portaient l'épée et le chapeau brodé. Ils possédaient cheval et chiens de chasse et profitaient des privilèges de la noblesse. Par privilège du roy...

En Lorraine, en l'an 1502, les de Hennezel qui étaient établis en forêt de Darney (et qu'on retrouve aussi en Languedoc) avaient à apporter au duc de Lorraine comme charge «ung petit assortiement de voèrres pour la table à chaque an». Jusque vers la fin du XVIe siècle, les gentilshommes-verriers vivaient comme de véritables patriarches. Leurs rudimentaires demeures construites sommairement et en pleine forêt tenaient bien plus des cabanes de charbonniers ou de bûcherons que des somptuaires habitations des «aultres nobles du Royaume».

Les habituels déplacements dans les forêts, à la recherche continuelle de combustible, leur dictait un batissemen rapide et simplifié. Il est vrai que la vie active menée par ces artisans du feu les obligeait à demeurer plus fréquemment autour du four qu'au sein de leurs rustiques maisons. L'ensemble des heures, les petits tiseurs criaient sur un ton chantant : A boire pour ces Messieurs! en ajoutant le nom de celui qui devait aller chercher le cidre frais.

Lorsque le moment du diner approchait, les petits tiseurs criaient trois fois hors de la halle : A dîner pour ces Messieurs! Les verriers passaient alors un haut-de-chausse et se rendaient à la salle à mangeroù on leur servait une soupe, un morceau de viande bouillie et une entrée. Une heure plus tard le travail reprenait.

Les verriers au XVIIe siècle

La noblesse de l'époque acceptait assez mal ce partage de privilèges, elle appelait les verriers : «roturiers du verre». Nicolas Boileau, qui raillait tant le poète français de Saint-Amand, descendant précisément de la noblesse verrière, lui fit décocher par Meynard cette petite épigramme : est l'auteur de cette épigramme :

Votre noblesse est mince
Car ce n'est pas d'un Prince
Daphmis que vous sortez,
Gentilhomme de verre
Si vous tombez à terre
Adieu vos qualités.

époque ?? La «révéillée» Les équipes se relayaient l'ensemble des 12 heures sans autre arrêt que celui du dimanche (du samedi vers minuit au lundi à une heure du matin). Le four restait allumé 12 à 15 mois et même davantage, jusqu'à ce qu'il eût besoin d'être réparé. Le temps de la réparation était nommé la mort du four et la période de travail une révéillée. Les gentilshommes verriers signaient un contrat pour une réveillée et recevaient du maître-verrier un chapeau brodé et un pot à vin en argent. Dès que la révéillée avait commencé, ils devenaient les hôtes du maître-verrier qui les recevait dans son manoir ainsi qu'à sa table, faisait entretenir leur linge et leurs armes, soigner leurs chevaux et leurs chiens.

Émigration des protestants

Vers 1565 des huguenots de Normandie et de Lorraine s'installèrent en Angleterre, pays protestant. Parmi eux se trouvaient des gentilshommes verriers. Ils durent s'adapter à la vie dans leur nouveau pays, et leurs noms furent prononcés puis écrits à l'anglaise : les Caqueray, Bongars, Thiétry, Hennezel devinrent Cockery, Bungar, Tittory, Henzy.

Pour les mêmes raisons des verriers lorrains émigrèrent en Nivernais, Puisaye et Berry, surtout les Hennezel, Finance et du Houx. Certains s'y allièrent aux familles de gentilshommes locaux — ou alors bourgeoises — en donnant naissance à de nouvelles lignées.

Liste de gentilshommes verriers

Une liste (non exhaustive) de noms de familles de verriers

Dans le Languedoc

  • Aigalliers
  • Audoin (d'Audoin) ou Audouy (d'Audouy)
  • Azémar
  • Bagard
  • de Bertin
  • de Bournet
  • de Borniol ou Bournhol
  • de Balfons
  • de Breton
  • de Broche
  • Cabanel
  • Castelviel
  • Caylar
  • Colomb
  • Coursac
  • Clausel
  • Faucon
  • Ferre
  • de Filiquier
  • de Galiot
  • Gazelles
  • Giral
  • Girard (venus du Poitou)
  • Granier
  • de Grenier (voir Famille Grenier)
  • Greffeuille
  • de Guitard ou Quitard
  • Guizon
  • Hennezel
  • La Roque
  • Lauzières
  • Michelet
  • de Montolieu
  • Meylet
  • Noquez
  • Odoard
  • de Paupaille (venus du Bazadais)
  • Pelegrin
  • Du Pont
  • Queylat (Caylar)
  • Rey
  • Ricome
  • de Riols
  • de Robert
  • Des Roys
  • Suère
  • Thizac
  • Valette
  • de Verbizier
  • Virgile
  • ...

Dans la Nièvre

  • La Bussière (de)
  • Brossart (de)
  • Virgille (de)

Dans les Vosges (Forêt de Darney)

  • d'Hennezel
  • du Houx
  • de Finance
  • de Massey
  • Thiétry
  • Bongard

Verreries anciennes

Les verreries anciennes sont généralement désignées par leur lieu de production :

  • Moussans
  • Couloubrines
  • Gaja la Selve
  • Les Islettes

Verriers du XIXe siècle

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce à leurs innovations techniques et artistiques, quelques verriers se font un nom :

Verriers du XXe siècle

Le phénomène se généralise vers l'an 1900 où énormément d'œuvres sont signées, surtout dans l'entourage de l'École de Nancy :

Artistes contemporains

De nombreux artistes contemporains s'expriment dans le verre, énormément d'entre eux participent aux activités de l'université du verre de Sars-Poteries.

Groupes industriels

Quelques groupes industriels :

Notes et références

  1. (fr) Histoire du verre sur Infovitrail. Consulté le 17 février 2010

Voir aussi

Bibliographie

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 30/01/2011.
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