Histoire du verre

L'histoire du verre remonte à la préhistoire : en 100 000 avant notre ère, l'obsidienne, un verre volcanique naturel, est déjà taillée par l'homme pour former des pointes de flèches ; les tectites, billes de verre constituées par des impacts avec des météorites,...



Catégories :

Histoire de l'industrie - Verrerie

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Du sable à la lumière? Le verre - 2003 - L'histoire du verre est celle de l'homme qui, .... La réalité n'est qu'un mot, comme sa sœur jumelle, la fiction, ... (source : portaildoc-inma)
Article principal : Verre.

L'histoire du verre remonte à la préhistoire : en 100 000 avant notre ère, l'obsidienne, un verre volcanique naturel, est déjà taillée par l'homme pour former des pointes de flèches ; les tectites, billes de verre constituées par des impacts avec des météorites, servent aussi de bijoux ; enfin, les fulgurites, petits tubes issus de la fusion du sable atteint par un éclair, sont connus.

Définition

Le verre est un corps mou, non cristallin, homogène, provenant du refroidissement progressif de certaines substances après fusion. Le verre fait partie des matériaux les plus utiles car il possède de nombreuses qualités. Il est facile à modeler, transparent et peut prendre de nombreuses formes.

Légendes

Les différentes légendes qui parlent de la naissance du verre se ressemblent énormément, en voici quelques-unes.


Le verre et la Bible

Le mot verre n'apparaît qu'une fois dans l'Ancien Testament, dans Job 28 :17.
À propos de la sagesse :
Ni l'or, ni le verre n'atteignent son prix. On ne peut l'avoir pour un vase d'or fin.

Le mot en hébreu qui sert à désigner le verre ????????? se prononce zkhourhit. Il a pour étymologie le mot Hébreu ???? voulant dire pur. C'est le même mot qui sert à désigner le verre en hébreu moderne.

Dans la traduction grecque «la septante», le mot est traduit par cristal. Dans la Bible Martin, il est traduit par diamant.

Dans la Bible en latin du Ve siècle, on lit vitrum, qui veut dire verre.
Job 28 :17 non adæquabitur ei aurum vel vitrum nec commutabuntur pro ea vasa auri

Le verre était reconnu comme une matière précieuse dans l'antiquité.

Dans le Nouveau Testament, le mot grec protèrion, traduit par verre (à boire), sert à désigner en fait une coupe en terre cuite ou en métal. Mr 9;41, Mt 10;42, Mr 7;4, Mt 23;25, Lu 11;39…

Dans certaines traductions de Apocalypse 4;6 et 15;2, on lit l'expression : «mer de verre», ou «mer de cristal» ou «mer limpide comme du cristal».
C'est l'image d'une mer transparente en grec (hyaline, du grec ancien hualos ὕαλος, «qui a la transparence du verre»).

Dans la Bible en latin vulgate du Ve siècle, on lit vitreum :
Ap 4;6 et in conspectu sedis tamquam mare vitreum simile cristallo et in medio sedis.
Ap 15 :2 et vidi tamquam mare vitreum mixtum igne et eos qui vicerunt bestiam et imaginem illius et numerum nominis eius stantes supra mare vitreum habentes citharas Dei.

Premières utilisations : 100 000 ans av. J. -C.

Le verre existe déjà naturellement depuis plusieurs centaines de milliers d'années. L'Homme l'utilisa pour la première fois il y a 100 000 ans sous forme d'obsidienne (verre naturel d'origine éruptive), pour fabriquer des outils, des armes coupantes et des bijoux.

Premières fabrications : 3 000 ans av. J. -C.

Les premiers verres fabriqués par l'Homme sont originaires de Mésopotamie, de Syrie ou d'Égypte. Ils ne sont pas encore transparents ou translucides mais opaques, de couleur verte ou bleue.

Premiers épanouissements : 1 500 ans av. J. -C.

Bracelet en perles de verre, nécropole de Prosnes (Marne) culture de La Tène, Ve siècle avant notre ère.

Les fours permettent d'obtenir de plus hautes températures, la matière est mieux affinée. Le verre devient translucide et se développe alors un marché d'imitation de pierres précieuses. Les premières pièces en verre creux (amphorisques, arybales) apparaissent au même moment. Ils sont façonnés avec la technique dite de «l'enduction sur noyau», toujours nommée «alabastron» («sand core» en anglais).

L'émail apparaît vers 1 500 avant J. -C. C'est une substance vitreuse qui est constituée d'un produit incolore, le fondant, qu'on teint dans la masse en ajoutant certains oxydes métalliques. Le premier sablier a été créé au XIVe siècle av. J. -C. .

Apparition du verre soufflé : Ier siècle av. J. -C.

Article détaillé : Soufflage du verre.

On attribue cette invention à la Syrie grâce à l'invention de la canne à souffler. De là, cette méthode passa en Italie, puis en Gaule et en Espagne.

Au même moment, on inventa le verre transparent à Sidon (Phénicie), certainement à cause de la pureté des sables de la région et de la présence de natron.

Au Ier siècle

Cette découverte entraîne l'apparition d'une forte industrie de verre creux. Grâce au soufflage à la canne, l'artisan est à bonne distance de la source de chaleur et il peut donner forme à des pièces de plusieurs dizaines de centimètres.

Le verre incolore apparut alors et se répandit à partir du IIIe siècle. Il est obtenu en ajoutant du manganèse, qui joue le rôle de purificateur. La teinte naturelle du verre, bleu verdâtre, est due à la présence d'oxydes métalliques contenus dans le sable qui permet de sa fabrication.

Premières traces du verre coulé plat (5 à 6 mm). Ce verre de transparence relative fut utilisé pour vitrer les fenêtres (Pompéi). Jusque là, on utilisait de minces plaques de mica ou d'albâtre.

Apparition du verre plat soufflé : entre le Ve et le Xe siècle

Deux techniques sont apparues conjointement :

On assiste depuis quelques années, de la part des archéologues œuvrant sur al-Andalus, à une prise de conscience de l'intérêt des Andalous pour le verre, c'est un aspect original du legs d'al-Andalus[1].

Le verre à vitre

L'usage du verre à vitre était connu des romains mais fut peu répandu dans l'architecture civile jusqu'au XVe siècle. On se prémunit du vent et des intempéries par des moyens rudimentaires : volets de bois, toiles cirées, peaux ou papiers huilés qu'il valait mieux protéger de grillages. Durant le Moyen Âge, il y eut une longue stagnation du verre à vitre dans les maisons où les fenêtres, dont la taille diminua, n'étaient presque plus vitrées.

Au début du XIVe siècle, naquit la première verrerie à vitre à Bézu-la-Forêt dans l'Eure et les feuilles planes («plats de verre») furent découvertes par Philippe Cacqueray.

En 1698, au château de Saint-Gobain, Louis Lucas de Nehou mit au point le coulage des glaces.

Production artisanale

L'art de la fabrication du verre est sans doute issu de l'art de la céramique. L'émaillage excessif des terres cuites donne des coulures qui se détachent et forment des gouttes colorées plus ou moins transparentes sur la sole du four. Les premières productions artisanales datent du IIIe millénaire av.  J. -C. , au Moyen-Orient et en Égypte. Ce sont des glaçures d'objets et quelques menues perles. La véritable fabrication d'objets en verre commence au IIe millénaire av.  J. -C. en particulier en Mésopotamie et en Égypte, avec quelques extensions au Levant, à Chypre et en Mer Égée. Le Ier millénaire av.  J. -C. se définit par les productions méditerranéennes : perles en forme de visage en Phénicie, flacons à parfum hellénistiques façonnés sur noyau, banalisation du verre mosaïqué (fréquemment improprement nommé millefiori) provenant des ateliers égyptiens. À partir du IXe siècle av. J. -C. , la Syrie devient un centre verrier important.

Expansion

L'utilisation du verre au quotidien se répand sous l'Empire romain. Découverte en Phénicie (aujourd'hui essentiellement le Liban), la technique de soufflage du verre date du Ier siècle av. J. -C. , et entraîne un grand développement de l'usage du verre dans tout l'Empire, car elle utilise moins de matière vitreuse. Ainsi, l'usage du verre se démocratise beaucoup, pour les récipients et même les vitrages. Le verre entre aussi dans la décoration des demeures (tesselles de mosaïque), la bijouterie (incrustations) mais aussi pour les premiers vitrages de maisons ou d'édifices publics.

Le verre était probablement élaboré dans des «fours primaires» localisés dans la partie orientale de la Méditerranée (Égypte, Syrie), puis il était acheminé par bateaux dans tout le bassin méditerranéen. Il était ensuite refondu dans des «fours secondaires» pour la mise en forme par soufflage.

La variété des formes est typique du verre romain, tant pour les récipients à boire que pour ceux conçus pour la conservation ou pour le service des mets. Les différents décors sont obtenus par moulage ou façonnage à chaud de l'objet, grâce à l'application de filets, pastilles ou autres appendices en verre coloré ou non. D'autres techniques comme la gravure, la dorure, la taille en camée existent aussi.

Déclin

Au cours du Moyen Âge, la cessation quasi complète des échanges entre Orient et Occident entraîne un fort déclin de l'utilisation du verre, l'Orient fournissant les sables nécessaires, ou alors les verres déjà constitués. Il est néenmoins utilisé au moins à partir du VIe siècle pour faire des vitraux, en particulier en France. Il faut apprendre empiriquement à s'accommoder des sables de moindre pureté qu'on pouvait trouver sur place, en dosant les divers additifs : oxydes métalliques qui sont les colorants (et décolorants) de l'oxyde de fer que contient le sable. Pour favoriser la fusion du sable, on utilise les cendres de plantes marines riches en soude. Mais celle-ci produisent une coloration involontaire.

Regain à la Renaissance

À partir du XVe siècle, les verreries vénitiennes (par exemple Murano) parviennent à éliminer, par lessivage, les éléments colorants contenus dans les cendres végétales. Ce nouveau procédé permet d'obtenir un verre clair, le cristallo. Ce dernier assure à Venise, pendant deux siècles, la domination du marché du verre. Cet art florissant s'illustre par exemple en la personne du maître verrier Angelo Barovier, actif au XVe siècle, dont le savoir-faire a été transmis au sein de la famille Barovier de génération en génération jusqu'à nos jours.

Période moderne

Vitrail contemporain

Avec le début de la traite atlantique, la fabrication de verre augmente, les Européens échangeant fréquemment colliers de verre contre esclaves avec les ethnies africaines.

Au XVIIe siècle, les Allemands mettent au point des verres à la chaux de potasse plus fins, plus faciles à graver et plus durables : le verre de Bohème.

Le verre cristal, conçu pour imiter l'éclat du cristal, et contenant un fort pourcentage de plomb, est découvert en Angleterre en 1676 par Georges Ravenscrotf, chimiste anglais. Il faut attendre 1781 pour que la méthode soit redécouverte en France aux cristalleries Saint-Louis. Il est toujours beaucoup utilisé pour la verrerie d'art.

Par la suite, la révolution industrielle couvre à la fabrication des verres, alors que se développent des méthodes de laminage et de fonte en continu.

Notes et références

  1. El vidrio en al-Andalus, Par Patrice Cressier, Fundación Centro Nacional del Vidrio, Casa de Velázquez, P 10 books. google. fr

Liens externes

Recherche sur Amazon (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : verre - mot - sable - bible - premières - fabrications - formes - fours - soufflage - cristal - mer - premiers - partir - plat - moyen - natron - découverte - hébreu - grec - vitreum - syrie - égypte - technique - oxydes - france - production - vitre - art -

Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_verre.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 30/01/2011.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu