Jean Le Moal

Jean Le Moal est un peintre non figuratif français de la Nouvelle École de Paris.



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Jean Le Moal
Jean Le Moal en 1985
Jean Le Moal en 1985

Naissance 30 octobre 1909
Authon-du-Perche
(France)
Décès 16 mars 2007 (à 97 ans)
Chilly-Mazarin
(France)
Nationalité Drapeau : France Français
Activité (s) Artiste-peintre
Mouvement artistique Peinture non figurative


Jean Le Moal (30 octobre 1909, Authon-du-Perche - 16 mars 2007, Chilly-Mazarin) est un peintre non figuratif français de la Nouvelle École de Paris.

Biographie

Jean Le Moal en 1995 (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain) .

Jean Le Moal naît en 1909 à Authon-du-Perche (Eure-et-Loir) où son père, d'origine bretonne est appelé, après un premier poste à Saint-Pierreville (Ardèche), comme ingénieur des Travaux Publics. Après de nouvelles affectations de son père, en 1910 au Mans, en 1914 à Seyssel (Haute-Savoie), il passe, au cours de la Guerre, deux années ans sa famille maternelle à Saint-Pierreville puis en 1915 séjourne longuement chez son grand-père paternel à Brest. Peu auprès son retour en 1919 à Seyssel, sa mère meurt d'une embolie et Jean Le Moal est à partir de 1923 interne au lycée d'Annecy, durant trois ans. Il découvre en 1924 la sculpture, dessine et copie des gravures, réalise des bas-reliefs en plâtre, des sculptures en terre et des médailles. Venu à Lyon en 1926 pour y suivre à l'École des Beaux-Arts des études d'architecture, intéressé plutôt par la sculpture, Jean Le Moal s'inscrit finalement dans la section d'architecture intérieure, fréquente le musée où il s'initie à l'histoire de la peinture, et lit les œuvres d'Élie Faure. Il peint en 1928 ses premières toiles, sur le motif, en Bretagne.

Lorsqu'il s'installe à Paris en février 1929, Jean Le Moal copie des toiles au Louvre (Cézanne, Jean Siméon Chardin, Renoir, Rembrandt, Murillo, Poussin) où il fait la connaissance de et se lie avec Alfred Manessier. Il dessine simultanément des nus dans les Académies de Montmartre et de Montparnasse (Othon Friesz) et peint des natures mortes. Il fait en 1932 des voyages en Belgique ainsi qu'aux Pays-Bas dont il visite les musées, et en 1934 dans le sud de la France, avec Manessier, puis en Bretagne, peignant ses dernières toiles réalistes. En 1935 Jean Le Moal découvre à Barcelone les fresques catalanes. Il fait la connaissance de et se lie avec Jean Bertholle et le sculpteur Étienne Martin. Avec Manessier, il s'inscrit à l'Académie Ranson, où Roger Bissière a ouvert un atelier de fresque, après y avoir enseigné la peinture. Il en devient le massier et travaille simultanément dans celui de sculpture, dirigé par Charles Malfray sous le patronage de Maillol, en compagnie d'Étienne Martin et François Stahly.

Aux côtés de Bertholle, Bissière, Manessier, Étienne Martin, Stahly, Nicolas Wacker Le Moal expose avec le groupe «Témoignage», animé par Marcel Michaud, qui réunit peintres, sculpteurs, musiciens et écrivains, lors de sa première manifestation à Lyon en 1936 au Salon d'Automne, puis à Paris en 1938 et 1939. En 1937, il travaille à la décoration du Pavillon des Chemins de fer (Félix Aublet, Bissière et Robert Delaunay) de l'Exposition internationale des Arts et Techniques de Paris, avec surtout Bertholle et Manessier, puis réalise avec Jean Bazaine un panneau mural pour le Pavillon des Auberges de Jeunesse. En 1939 Le Moal réalise une peinture murale pour l'école d'Eaubonne (Val-d'Oise) puis participe avec Bertholle et Zelman à la réalisation d'un plafond de 1 400 m2 du Pavillon français des Vins à l'Exposition universelle de New York (Herbé et Zehrfuss architectes) et participe à sa mise en place. Il crée ensuite ses premiers décors et costumes pour le Théâtre des Quatre Saisons (Jean Dasté, André Barsacq et Maurice Jacquemont) dont il accompagne comme régisseur la tournée en Bourgogne. Mobilisé en à Draguignan, Jean Le Moal regagne après la démobilisation la Bretagne puis accompagne à Lyon Maurice Jacquemont qui veut y créer un nouveau Théâtre des Quatre Saisons pour la zone libre et se voue pendant deux ans à la création de décors et costumes.

Première manifestation sous l'Occupation de la peinture d'avant-garde, l'exposition des «Vingt jeunes peintres de tradition française» organisée par Bazaine, avec surtout Bertholle, Lapicque, Le Moal, Manessier, Pignon, Singier, à la Galerie Braun en 1941 était une façon de manifester contre l'idéologie nazie qui condamnait «l'art dégénéré». C'est dans cette période que se forme ce qu'on appellera la Nouvelle École de Paris, dont Le Moal sera un des représentants majeurs. Après de nouvelles expositions de «Témoignage» à Lyon, Jean Le Moal rentre en 1943 à Paris avec Maurice Jacquemont, pour qui il réalise les décors et costumes de «L'étoile de Séville» (Lope de Vega) au Studio des Champs-Elysées. Après un séjour à Vannes, il regagne Paris et fuit le Service du travail obligatoire en rejoignant Saint-Pierreville. Il participe à l'exposition «Douze peintres d'aujourd'hui»[1], préfacée par Gaston Diehl et dénoncée par la presse de la collaboration, à la Galerie de France inaugurée en 1942, qui deviendra un des hauts lieux de la peinture non figurative. En 1944 Jean Le Moal épouse Juana Muller, sculpteur d'origine chilienne et participe en 1945 au premier Salon de Mai, dont il fait partie des membres fondateurs. Il expose en 1946 avec Manessier et Singier à la prestigieuse Galerie Drouin.

Ancien moulin acquis et rénové par Jean Le Moal à Larmor-Baden dans lequel il travaille dans les années 1950

En 1948 Jean Le Moal s'engage dans une série de gravures (burins et eaux-fortes) qu'il poursuivra jusqu'en 1951. Il réalise en 1949 de nouveaux décors et costumes pour le Centre dramatique de l'Ouest et le Studio des Champs-Elysées. Tandis qu'il présente en 1950 une exposition personnelle à la Galerie Billiet-Caputo, plusieurs tapisseries sont exécutées selon ses maquettes, pour le Mobilier National, par les tisserands Plasse Le Caisne qu'il présente à Manessier (ils réaliseront ensuite la totalité de son œuvre tissé). Il participe à «Présences 1951», exposition inaugurale de la nouvelle Galerie de France de Myriam Prévot et Gildo Caputo et fait un premier séjour, chez le peintre chilien Eudaldo, à Alba-la-Romaine que fréquentent de nombreux artistes, surtout Ginés Parra et Stanley Hayter, et où il ne cessera de revenir régulièrement. Grâce au chanoine Ledeur, il se voit confier des restaurations d'églises (à Maîche et Vercel).

Sa femme, le sculpteur Juana Muller, meurt en 1952. «De cette période douloureuse, l'œuvre ensuite ne portera aucune trace. Aucune révolte, aucun pathétique de surface ne viendront en orienter le développement. Le Moal dans son activité créatrice reste l'homme d'un secret idéalement efficace : cette longue retraite devient progressivement pour lui l'occasion d'une réflexion sur soi-même et d'un approfondissement des moyens picturaux. Tandis que tous le croient arrêté, c'est à ce moment précis qu'il reprend sa marche en avant et pénètre dans une sorte de nouveau monde qu'il avait à peine entrevu», écrira Camille Bourniquel[2]. À partir de 1955 Jean Le Moal réalise, durant quatre ans, décors et costumes pour la Comédie de Saint-Étienne de Jean Dasté. Il réalise en 1956 une exposition à la Galerie de France et un premier vitrail, pour l'église Notre-Dame de Rennes, et en 1957 travaille aux vitraux du baptistère de l'église Saint-Martin de Brest (pour laquelle il en réalise d'autres en 1961), à ceux de la crypte, au pavement ainsi qu'à une mosaïque murale pour l'Église du Sacré-Cœur d'Audincourt. Avec Manessier il réalise aussi en 1958 les vitraux de la chapelle Notre-Dame du Pouldu. L'Œuvre gravée, dirigée en Suisse par Nesto Jacometti, édite une série de ses lithographies sur le thème des saisons.

Jean Le Moal en 1971

Après avoir de nouveau exposé en 1959 à la Galerie de France, Jean Le Moal rejoint dans les années 1960 la Galerie Roque où il côtoie Jean Bertholle et Elvire Jan. En 1965 une grande tapisserie pour le chœur de l'église Notre-Dame de Rennes est exécutée par les ateliers Plasse Le Caisne. Jean Le Moal part la même année en Amérique du Sud (Chili, Pérou) pour y accompagner une exposition itinérante de peintres français. En 1966 il compose une mosaïque pour le lycée français de Bruxelles et travaille à des vitraux pour l'église Saint-Louis de Besançon, puis de 1968 à 1972 aux vitraux de la Cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo (300m²) (ateliers Bernard Allain).

Ayant simultanément installé un atelier à Alba-la-Romaine, Jean Le Moal y peint chaque été des toiles de grands formats, sur les thèmes des Andes, de la mer ou des saisons, qui sont exposées de nouveau à la Galerie de France en 1974. De 1978 à 1990 il réalise les vitraux de la cathédrale de Nantes (500m²). Dans son travail monumental, ces grandes verrières forment son œuvre majeure. La richesse des nuances et des tonalités, adaptées aux différentes parties de l'édifice, ne nuisent en rien à la vocation spirituelle du lieu, bien au contraire. Le Moal a su, à Nantes, comme Manessier à Abbeville, respecter l'architecture et éviter de transformer une église en galerie d'art. Tandis qu'un tableau a rarement pour fin de se trouver ici plutôt que là, Par contre un édifice s'impose à l'artiste quand il compose ses maquettes : les vitraux doivent être faits pour cette architecture, ce qui demande à la fois maîtrise et humilité, vertus que Le Moal a conciliées dans la cathédrale Saint-Pierre.

De 1985 à 1987 Jean Le Moal travaille toujours aux vitraux de la cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges, en compagnie surtout de Manessier, Bazaine, Lucien Lautrec et Elvire Jan. En marge de toute intention symboliste comme de toute visée uniquement décorative, son travail, selon Jean Le Moal, «doit avant tout créer, dans un espace donné, une lumière telle qu'on se trouve saisi par (un) climat, de prière pour ceux qui désirent prier, de repos, de silence et de gravité pour ceux qui ne prient pas»[3].

Après de nombreuses expositions rétrospectives, en France ainsi qu'à l'étranger, dès les années 1960, en 1970 et 1971 (musées de Rennes, Chartres, Rouen, Dijon, Lille et Cæn, puis en 1990-1992 (Lyon, Besançon, Luxembourg, Dunkerque et Nantes), le musée La Cohue à Vannes consacre à Jean Le Moal une exposition, "L'invitation au voyage", en 2000. Il fait en 2006 partie des peintres réunis pour l'exposition "L'Envolée lyrique, Paris 1945-1956" présentée au Musée du Luxembourg (Sénat), (Composition, 1955, Henie Onstad Kunstcenter, Oslo) [catalogue : (ISBN 8876246797) ].

Jean Le Moal meurt le 16 mars 2007 et est inhumé au Cimetière du Montparnasse[4].

L'œuvre

1928-1942

En 1928 Jean Le Moal peint durant l'été en Bretagne ses deux premières toiles sur le motif, aux alentours du village natal de son père, Lampaul-Plouarzel. Dans les années suivantes il réalise des études de nu et un autoportrait, des natures mortes et plusieurs séries de paysages, à Saint-Pierreville et dans la vallée de Chevreuse en 1933, en Provence ainsi qu'à Camaret en 1934. Le Moal abandonne l'année suivante la peinture sur le motif, réalise à Vannes des compositions désertiques de barques et de Menhirs puis à Paris une Composition picassique qui, articulée à une volonté cubiste de construction, s'inscrit dans le climat d'un surréalisme diffus. L'étrange sérénité du Mystère exprimé dans une forme rigoureuse et plastique : ainsi Le Moal résume-t-il en 1936, dans l'annonce d'une exposition de Témoignage, la démarche qui est la sienne et qui anime toujours les gouaches mais aussi les peintures qu'il parvient, malgré la pénurie de toile, à réaliser à Lyon entre 1940 et 1942, tandis qu'il est absorbé par la création de décors et costumes pour le théâtre.

1943-1951

Après un séjour en Bretagne Le Moal peint en 1943 à Saint-Pierreville, autour de ses souvenirs de Vannes et des paysages de Haute Ardèche, des toiles qui manifestent un tournant dans son travail. De retour dans le Morbihan, les barques, les quais et les villages du golfe dont il fait de nombreux croquis commencent à former l'un des pôles de sa création, l'autre se développant autour d'une série d'«Intérieurs» aux figures féminines, dans lesquels l'espace se trouve structuré par larges plans équilibrés, vivement brossés. Camille Bourniquel est le premier, dès 1946, à analyser la qualité de l'instant qui émane de ces Intérieurs :«Lorsque Le Moal peint un intérieur (... ) il nous donne l'image du secret incommunicable, le secret de la vie journalière. Un charme est tendu devant la toile, ainsi qu'à l'intérieur, d'un objet à l'autre : ces objets et l'être qu'ils entourent semblent liés par une aventure séculaire. Le temps a usé certains angles, une communication est devenue envisageable entre ces choses étrangères l'une à l'autre»[5]. Tout au long de 1944 Le Moal développe en peinture ses croquis bretons de quais et bateaux, arbres et murets de pierres (Paysage d'automne du Musée de Vannes, Conleau du Musée de Rennes). Dans les années suivantes les structures des mâts et des phares (L'invitation au voyage, 1945) ou des fauteuils et objets familiers (Nature morte à la mappemonde, 1946-1947) se rencontrent et se confondent en rythmes autonomes, ouvrant au peintre la voie de la non figuration (Composition abstraite, 1949).

1952-1957

Vitrail de Jean Le Moal, N. D. de Rennes

À partir de 1952, après une période d'exploration des possibilités de ce nouveau langage, Le Moal s'engage dans deux thèmes essentiels, barques et ports (Souvenir du Crotoy, 1954) d'une part, silhouettes hésintantes des arbres (Les arbres, 1952-1953, du Henie Onstad Kunstcenter d'Oslo) d'autre part, qui convergent dans l'émergence d'une écriture commune, architecturée par les verticales et les horizontales, les obliques et les courbes. En morcelant l'espace, elles unifient le champ des toiles, prennent possession de leur surface tout entière et forment une trame qui, libérée de toute allusion, ne retient plus que les purs éclats lumineux des moments du jour et des saisons (La Saint-Jean d'été, 1955, du Musée de Dijon).

1958-1965

En 1958 Jean Le Moal a l'occasion de redécouvrir les paysages de son enfance (Haute-Ardèche, 1958). Le monde mouvementé des rochers, des sources (La source, 1959) et des racines (Racines, 1958-1959; Racines et eaux, 1959) l'incite à assouplir, simplifier et progressivement effacer le graphisme jusqu'alors accentué de ses toiles pour diversifier les cheminements et les variations de la lumière. De plus en plus j'éprouve le besoin de dessiner par la touche et par l'intérieur de la forme, confie-t-il alors[6]. Dans l'élan des masses instables de la couleur traversées par les ravinements d'un graphisme désormais dynamique, ses toiles semblent faire paraître, au-delà des spectacles de la nature «naturée», le jeu mobile des énergies élémentaires d'une nature continuellement «naturante». L'émergence de cette nouvelle écriture va permettre à Le Moal d'approcher différemment l'élément marin (L'Océan, 1958-1959, du Musée de Quimper; Les Vagues, 1959, Musées de Metz) comme les métamorphoses de la lumière au long du cycle des saisons (Flore, 1960, du Musée de Lyon). Les dernières ponctuations qui traversaient ses toiles comme lignes de force s'estompent bientôt et disparaissent, les touches passant les unes dans les autres en franges vibrantes qui achèvent de dissoudre toute structure linéaire (La mer en Bretagne, 1962-1963, et Collines et printemps, 1960-1963, du Musée de Fribourg).

1965-1974

Porte de la maison-atelier de Jean Le Moal à Alba-la-Romaine (Ardèche)

Après un voyage durant l'hiver 1965-1966 en Amérique du Sud, les visions que conserve Le Moal des paysages des Andes vont retentir pendant plus d'une décennie dans sa peinture. «J'en ai rapporté une sorte d'éclatement de ces terres brûlées, quelque chose de flamboyant, dans l'intensité de la lumière», dit-il. Rouges incandescents, jaunes et orangés, ruissellements de verts, auxquels répondent les ombres des violets, envahissent ses toiles (Vers Machu Picchu, 1966, du Musée de Rennes; Terres brûlées, 1970-1971, du Musée de Luxembourg). Ce renouvellement s'exprime non seulement dans l'épanouissement de la couleur, au-delà d'une gamme fréquemment nocturne dans les années précédentes, mais toujours dans les formats monumentaux qu'aborde Le Moal (Intérieur, 1966-1967; du Musée Tamayo de Mexico; Intérieur ou Hommage à Matisse, 1972, du Centre Pompidou; Archipel, 1972-1973, du Musée de Dunkerque). «Où sont le Chili, le Pérou, dans les nouveaux tableaux de Jean Le Moal? (... ) De l'eau, Jean Le Moal peindra les mouvances et les transparences bleues. Et de l'éclat d'un paysage, il peindra le flamboiement jaillissant avec un pinceau de feu. (... ) Nul ne saurait voir dans ces tableaux autre chose que de la peinture, de la peinture toute crue et toute fraîche, qui invente elle-même sa structure et sa logique», note Jacques Michel[7].

Table de travail dans l'atelier de Jean Le Moal en Ardèche, 1989

1975-2007

Sur l'élan de son exposition en 1974 à la Galerie de France, Jean Le Moal va continuer de réaliser des peintures de grands formats, dans lesquelles les Andes resurgissent au milieu de ces thèmes familiers, les espaces marins et terrestres. En 1988, Après l'orage en sera la dernière. Durant ces années, parallèlement à son constant travail dans le domaine du vitrail, il multiplie ce qu'il nomme familièrement ses «Petits formats», dont les premiers remontent aux années 1960 et sur lesquels il travaillera jusqu'au début des années 2000.

Jugements

Maurice Brion (1956) [8]
Camille Bourniquel (1960) [9].
Hans-Friedrich Geist (1961) [10]
Bernard Dorival (1963) [11]
Hélène Claveyrolas [12]
Michel-Georges Bernard (2001) [13]

Créations pour le théâtre et œuvres monumentales

Décors et costumes

Mosaïques

Tapisseries

Cathédrale de Saint-Malo, vitrail de Jean Le Moal, 1968-1971
Église Saint-Louis de Besançon, vitraux de Jean Le Moal
Cathédrale de Nantes, vitraux de Jean Le Moal
Cathédrale de Nantes, Jean Le Moal devant ses vitraux lors de leur inauguration en 1991

Vitraux

Liste des œuvres de Jean Le Moal dans les musées du monde

Bibliographie sélective

Signature de Jean Le Moal

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : source utilisée pour la rédaction de cet article

Album

Monographies

Catalogues

Espace lyonnais d'art contemporain, 1990

Articles

Ouvrages généraux

Radio et filmographie

-

Notes et références

  1. Bazaine, Borès, Estève, Fougeron, Gischia, Lapicque, Le Moal, Manessier, Pignon, Robin, Singier et Jacques Villon
  2. Camille Bourniquel, Jean Le Moal, Le Musée de poche, Paris, 1960
  3. propos rapportés par Michel-Georges Bernard, dans Sculpter la lumière, Le vitrail contemporain en Bretagne, château de Kerjean, 1999, et Chartres, 2000 (ISBN 2951578504) )
  4. Sources biographiques : Michel-Georges Bernard, Jean Le Moal, Éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 2001
  5. Camille Bourniquel, Trois peintres, Le Moal, Manessier, Singier, Galerie Drouin, Paris, 1946 (p.  6-10)
  6. Jean Le Moal, propos recueillis par Yvon Taillandier, dans «XXe siècle», no 4, Paris, juin 1959, p.  17
  7. Jacques Michel, Le Moal, une architecture, un lieu, dans «Le Monde, Paris, 10-11 mars 1974»
  8. Maurice Brion, Art abstrait, Paris, Albin Michel, 1956
  9. Camille Bourniquel, op. cit.
  10. Hans-Friedrich Geist, préface au catalogue des expositions aux Musées de Lübeck et Wuppertal, 1961
  11. Bernard Dorival, préface au catalogue des expositions rétrospectives aux musées de Metz et de Luxembourg, 1963 (n. p. )
  12. Hélène Claveyrolas, L'intégration des vitraux des peintres de la Nouvelle École de Paris dans les monuments anciens après 1945, DEA d'Histoire de l'Art, Paris IV-Sorbonne
  13. Michel-Georges Bernard, op. cit., p. 189
  14. listes établies selon Michel-Georges Bernard, op. cit., p.  194-198

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