Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais

La cathédrale Saint-Pierre de Beauvais est une église localisée à Beauvais, dans le département de l'Oise, dans la région Picardie en France.



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Bâtiment de Beauvais - Cathédrale dédiée à saint Pierre - Architecture gothique en France - Cathédrale gothique - Cathédrale de Picardie - Monument historique de l'Oise - Monument historique classé en 1840 - Patrimoine du XIIIe siècle

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Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Coordonnées 49° 25′ 57″ Nord
       2° 04′ 53″ Est
/ 49.4326, 2.0814
 
Pays Drapeau : France France
Région Picardie
Département Oise
Ville Beauvais
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattaché à Diocèse de Beauvais, Noyon et Senlis (siège)
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style (s) dominant (s) Gothique
Protection  Classé MH (1840)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais

La cathédrale Saint-Pierre de Beauvais est une église localisée à Beauvais, dans le département de l'Oise, dans la région Picardie en France. Elle possède le plus haut chœur gothique au monde (48, 50 m).

Histoire

De la première cathédrale du Xe siècle il ne reste que quelques travées de la nef : les Beauvaisiens la nomment «Notre-Dame de la Basse Œuvre», en opposition avec la «Haute Œuvre» qui est la cathédrale gothique. La «Basse Œuvre» fut détruite sur la décision de l'évêque-comte, après un énième incendie, ainsi qu'à mesure de la construction de la nouvelle église ; elle occupe l'emplacement originellement prévu pour la construction de la nef.

C'est après un incendie de la «Basse Œuvre» qu'a commencé, en 1225[1], la construction de la cathédrale. Le 3 octobre 1272, les vêpres sont chantées dans le nouveau chœur. En 1284, une partie du chœur s'effondre du fait d'une faiblesse au niveau de la seconde pile séparant les bas-cotés et qui a génèré la rupture de l'arc-boutant supérieur[2], [3]. On décide de consolider en modifiant la structure des travées et ajoutant des piliers intermédiaires dans le chœur. Les réparations semblent terminées en 1347. La guerre de Cent Ans passe et marque une période de pause dans la construction de la cathédrale. C'est uniquement 150 ans après l'édification du chœur que le transept va être construit sous l'impulsion du comte-évêque Louis de Villiers de L'Isle-Adam et sous la direction de l'architecte Martin Chambiges. Ce dernier ne connaîtra pas la fin des travaux : il meurt le 29 août 1532. Une fois le transept érigé (entre 1500 et 1548), on décide de construire la flèche la plus haute de toute la chrétienté.

«Nous construirons une flèche si haute, qu'une fois terminée, ceux qui la verront penseront que nous étions fous.»

[réf.  nécessaire]

Vue extérieure

Les travaux débutent en avril 1563 et se terminent en 1569, elle atteint alors 153 m de hauteur. Le 30 avril 1573 est un jour noir dans l'histoire de la cathédrale : tandis que les fidèles sortent de la célébration de l'Ascension, la flèche et les trois étages du clocher s'effondrent. La reconstruction des voûtes du transept prive la cathédrale des fonds nécessaires pour édifier la nef. La cathédrale reste depuis inachevée.

La Révolution a, elle aussi, laissé sa marque sur le monument : en octobre 1793, les sans-culottes décapitent les statues et pillent la cathédrale qui devient pour un temps un temple dédié à la Raison.

En 1840, la cathédrale est classée sur la première liste des monuments historiques.

Des échafaudages sont installés presque en continu autour de sa structure suivant les nombreux travaux toujours en cours. Au contraire de une légende tenace, la cathédrale est solidement ancrée sur un sol stable comme l'ont confirmé les mesures effectuées durant la décennie 2000[4], mais sa particulièrement grande hauteur et le fait qu'elle ne soit pas épaulée à l'ouest par une nef, lui créent une grande fragilité qui est étroitement surveillée par ses différents responsables[5]. Cette fragilité avait cependant failli entraîner la fermeture de l'édifice au milieu des années 1990. En 2006, des chutes de pierre détachées de l'édifice ont imposé des travaux urgents de purge[6].

En 2010, la restauration des 120 tonnes de plaques de plomb de la toiture est engagée. Elle est réalisée grâce à un échafaudage autonome, sans appui sur l'édifice à cause de sa fragilité. Les compagnons travaillent à soixante mètres de hauteur, sur ce chantier d'une durée de neuf ans[7].

Architecture

Cathédrale de Beauvais : la voûte du chœur
Le chœur

Ses façades, en particulier celle au sud, exposent l'ensemble des richesses de la sculpture gothique et renaissance. Les vantaux en bois des portails nord et sud sont l'œuvre de maîtres artisans beauvaisiens de très grand talents. Les portes de la cathédrale, du coté nord sont sculptées de l'emblème du roi François Ier, la salamandre surmontée de la couronne de France. Derrière les portes Sud et Nord étaient aussis sculptées des fleurs de Lys, emblème de la monarchie française, qui ont malheureusement été ravagé par la violence des révolutionnaires de 1789. Du coté du portail Sud, c'est dans la pierre que nous retrouvons le chiffre du roi François Ier avec un F surmonté de la couronne royale. Une chose est à remarquer, c'est que les révolutionnaires n'ont pas détruit cette marque de la monarchie, il est put etre envisageable de dire que le peuple beauvaisien affectionnait tout spécifiquement ce roi de France.

Des vitraux des XIIIe, XIVe et XVIe siècles sont toujours en place ; la famille beauvaisienne des Leprince, au XVIe siècle, orna les deux façades du transept de roses, et leur chef de file, Engrand Leprince, a laissé une grande verrière. On doit à ce dernier quelques-uns des remarquables vitraux de l'Église Saint-Étienne.

Le mobilier

L'église possède une horloge astronomique (1866) animée par un spectacle «son et lumière», et la plus ancienne horloge médiévale à carillons toujours en état de marche. Elle dispose toujours de deux ensembles de tapisseries de chœur remarquables (XVe et XVIIe siècles) et d'autres tapisseries, dont un ensemble visible au musée départemental de l'Oise, localisé en face de la cathédrale.

Saint-Pierre de Beauvais dispose d'un des plus beaux trésors de cathédrale en France, constitué de plus d'un millier d'objets, ce dernier n'ayant pas été pillé durant la Révolution française, au contraire de de nombreux autres édifices, comme Amiens par exemple. Ces pièces restent cependant invisibles pour le grand public en 2010[8].

L'horloge médiévale

Elle est localisée à proximité de l'horloge astronomique. Un escalier de pierre permet d'accéder à ses mécanismes. Elle se compose de trois parties principales :

L'horloge astronomique

Article détaillé : Horloge astronomique de Beauvais.
Vitraux
L´horloge médiévale
L´horloge astronomique (1866)

Quelques chiffres

Galerie

Notes et références

  1. Erlande-Brandenburg, Alain, L'art gothique, Paris : Citadelles & Mazenod, 2004, ISBN : 2-85088-083-3.
  2. Thiebaut Jacques, Les cathédrales gothiques en Picardie, C. R. D. P. d'Amiens, 1987 ISBN 2-86615-001-5. p. 152.
  3. Murray Stephen, The choir of the church Saint Pierre, cathedral of Beauvais, A study of Gothic architectural planning and constructional chronology in the historical context, dans The Art Bulletin, LXII, 1980, p 533-551 : ISSN 0004-3079.
  4. Le Parisien - Non, la cathédrale de Beauvais ne s'écroule pas, article du 10 novembre 2010
  5. Le Parisien - La cathédrale fragilisée a retrouvé sa stabilité, article du 19 septembre 2008
  6. Le Parisien - Travaux d'urgence à la cathédrale de Beauvais, article du 12 septembre 2006
  7. Le Parisien - Un chantier à 60 m du sol, article du 3 décembre 2010
  8. Le Parisien - Les invraisemblables trésors de la cathédrale, article du 26 juin 2009

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes


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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 30/01/2011.
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