Elvire Jan

Elvire Jan est un peintre non figuratif ou abstrait de la nouvelle École de Paris, née à Roustchouk près de Sofia le 1er mai 1904 et morte à Paris le 19 janvier 1996.



Catégories :

Peintre français du XXe siècle - Peintre abstrait - Peintre non figuratif - Peintre de vitraux - Verrerie - Femme peintre - Académie Julian - Naissance en Bulgarie - Peintre arménien - Naissance en 1904 - Décès en 1996 - Pseudonyme

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  • Après la guerre, Elvire Jan participe activement à l'avènement de l'art non- figuratif. Elvire Jan décèdera le 19 janvier 1996 à Paris.... (source : la-peinture)

Elvire Jan (Kouyoumjian) est un peintre non figuratif ou abstrait de la nouvelle École de Paris, née à Roustchouk près de Sofia (Bulgarie) le 1er mai 1904 et morte à Paris le 19 janvier 1996.

Biographie

Née dans une famille d'industriels d'origine arménienne, Elvire Jan fait à partir de 1911 ses études en Suisse près de Lausanne, où elle ajoute le français à sa pratique du bulgare, de l'arménien et du turc. En 1919 elle rentre à Sofia et manifeste son désir de peindre. Le gouvernement bulgare proposant aux Arméniens de choisir une autre nationalité, sa famille opte pour la nationalité persane. Elvire Jan voyage en 1920 à Vienne avec sa mère, rencontre les psychanalystes Jung et Adler, puis séjourne en Angleterre à Eastbourne, apprenant l'anglais, l'allemand et l'italien. Elle rentre à nouveau en Bulgarie en 1923 et suit les cours de Tzeno Todoroff, professeur à l'Académie. En 1925 elle séjourne chez son oncle à New Rochelle aux États-Unis, est élève de Max Weber à l'Art Student's League et découvre la peinture française moderne.

En avril 1926, Elvire Jan s'installe à Paris, s'inscrit à l'Académie Julian où elle suit les cours de Paul Albert Laurens et se lie d'amitié avec Jean Bazaine. Elle fréquente en 1929 l'Académie Scandinave où professent de Waroquier, Emile Othon Friesz, Charles Dufresne. À partir de 1931 Elvire Jan participe à des expositions collectives, surtout en 1932 au Salon des Indépendants et en 1938 avec les élèves de Stanley Hayter, auprès de qui elle a étudié la gravure à l'«Atelier 17». Elle se lie en 1937 avec Jean Bertholle, Lucien Lautrec, Jean Le Moal, Alfred Manessier et Gustave Singier. Après un séjour en Bulgarie en 1939 elle rejoint en 1943 les Manessier près de Mortagne (Perche). Elle y rencontre l'écrivain Camille Bourniquel qui sera le témoin le plus proche, durant cinquante ans, du développement de son œuvre.

Église, vitrail d'Elvire Jan, vers 1969

Après guerre, Elvire Jan participe à l'avènement de l'art non-figuratif auprès de ses amis, les «peintres de tradition française», essentiellement Bazaine, Bertholle, Le Moal et Manessier, dont elle partage les aspirations picturales. Elle effectue en 1947 un dernier séjour en Bulgarie. De 1954 à 1957 la galerie Roque présente régulièrement les peintures d'Elvire Jan, qui expose aussi en 1955 à Genève ainsi qu'à Stockholm, préfacée par Bazaine. En 1957, après un passage par Alba-la-Romaine où séjourne Eudaldo durant l'été, elle découvre avec Camille Bourniquel Moissac-Bellevue, dans le Haut-Var, aux abords du Verdon, y installant un atelier où elle travaille six mois chaque année. Elle réalise à cette époque ses premiers vitraux, surtout pour l'église d'Ézy-sur-Eure (Eure) en 1957 avec Raoul Ubac, pour la Villa de la Réunion (Paris) en 1960 avec Anthoons, Bertholle, Le Moal, Manessier et Seiler, pour l'église de Saint-Servan-sur-Oust (Morbihan) avec Bertholle et Le Moal. Une tapisserie est tissée en 1970 selon l'une de ses œuvres par les Ateliers Plasse Le Caisne. Un hommage lui est rendu en 1983 chez Jean-Louis Barrault au Théâtre du Rond-Point.

Elvire Jan fait partie en 1986, avec surtout Le Moal et Manessier, de l'équipe réunie par Bazaine pour la réalisation des vitraux de la cathédrale gothique de Saint-Dié (Vosges). Des hommages à Elvire Jan sont organisés en 1990 au Salon de Bourg-en-Bresse, en 1991 à Pérouges et des exposition rétrospectives de son œuvre présentées à Arras en 1989, à Rosny-sur-Seine en 1992. Elvire Jan meurt à Paris en 1996 et repose à Moissac.

De nouvelles rétrospectives de ses peintures ont lieu à La Ciotat en 1998 ainsi qu'à Saint-Dié des Vosges en 2004. Elvire Jan fait partie (Peinture, 1955) des artistes réunis en 2006 pour l'exposition L'Envolée lyrique, Paris 1945-1956, Musée du Luxembourg (Sénat) et Musées de la Cour d'or, Metz [catalogue : (ISBN 8876246797) ]. Un Espace Elvire Jan, présentant concerts et expositions, ⁶ a été créé à Moissac-Bellevue.

L'œuvre

Le style d'Elvire Jan s'inscrit dans une abstraction lyrique d'essence impressionniste. Ses premières peintures non figuratives datent de 1949. Leurs structures fortement marquées jusqu'en 1953 se fragmentent puis s'assouplissent à partir de 1957. En 1964 leur matière s'enrichit de multiples superpositions. Autour de 1970, «sa palette, jadis plus complexe, évolue – comme chez l'ensemble des grands peintres - vers de grands accords simples, non moins riches mais presque monochromes, équilibrés sur quelques tons modulés, le plus fréquemment à base de terres, couleurs élémentaires, qui recèlent avec modestie toute la lumière», analyse Bazaine[1]. Son œuvre se développe ensuite en un paysagisme non-figuratif ponctué par une écriture d'une extrême vivacité.

À partir des années 1960 Elvire Jan a simultanément réalisé de nombreuses aquarelles. «Une aquarelle d'Elvire, c'est , sous nos yeux, le monde en formation – nous sommes spectateurs de la Genèse. La lumière coule de source, envahit le vide du papier, se propage en ondes joyeuses ou en remous dramatiques avec toute la force et la liberté d'une eau originelle. Nuages, collines, rochers, surgissent, indifférenciés. L'homme n'est pas encore constitué et l'univers s'offre à nous dans sa disponibilité primitive», écrit toujours Bazaine[2].

Citations

Musées

Des œuvres d'Elvire Jan sont présentes dans les collections, en France, du Musée national d'art moderne de Paris, des Musées de Cæn, Musée Unterlinden de Colmar (L'atelier II, 1942; Mozart, 1962) Dijon, Lyon, Metz, Tourcoing, à l'étranger de Dublin (Irlande), Luxembourg (Grand-Duché de Luxembourg), Bergen (Norvège), Lund (Suède) et Lisbonne (Portugal).

Vitraux

Illustration

Bibliographie sélective

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Album

Monographie

Catalogues et ouvrages généraux

Notes et références

  1. Elvire Jan, Centre Noroit, Arras, 1989; Elvire Jan, Les Cahiers des Pénitents, La Ciotat, 1998
  2. Ibid
  3. Elvire Jan, galerie Madeleine Kaganovitch, Paris, 1979
  4. Elvire Jan, Haut-Var, Éditions Porte du Sud, 1986

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