Louis-Victor Gesta

Louis-Victor Gesta, né le 26 septembre 1828 à Toulouse où il est mort le 6 septembre 1894, est un peintre-verrier français, fondateur de la manufacture de vitraux Gesta qui, aux dires de son fondateur, décora entre 7 000 et 8 500 églises.



Catégories :

Peintre français du XIXe siècle - Peintre de vitraux - Verrerie - Personnalité de Toulouse - Architecture et urbanisme toulousains - Ancien élève de l'école supérieure des beaux-arts de Toulouse - Naissance en 1824 - Décès en 1894 - Naissance à Toulouse

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Louis-Victor Gesta, né le 26 septembre 1828 à Toulouse où il est mort le 6 septembre 1894, est un peintre-verrier français, fondateur de la manufacture de vitraux Gesta qui, aux dires de son fondateur, décora entre 7 000 et 8 500 églises[1]. Sa résidence-lieu d'exposition et manufacture existe toujours, en partie, le Château des Verrières à Toulouse.

Biographie

Formation

Victor-Louis Fabre, enfant naturel, prend le nom de Gesta quand sa mère épouse le fondeur de caractères de ce nom, le 7 août 1835. Élève de l'École des beaux-arts de Toulouse, il se forme ensuite, grâce à une bourse du conseil général, à l'École centrale des arts et manufactures de Paris. Il travaille à Toulouse chez le maître-verrier Artigue[réf.  nécessaire]. Rapidement, il s'établit à son compte et son atelier, sur l'actuel boulevard de Strasbourg, fait travailler une dizaine d'employés. Le 22 juin 1859, il épouse Joséphine Marie Naves. Ils ont trois garçons, avant que Joséphine ne meure en 1873, à 35 ans[réf.  nécessaire].

La première manufacture

En 1852, Louis-Victor Gesta installe son nouvel atelier sur un terrain appartenant à son beau-père, rue du Faubourg Arnaud-Bernard à Toulouse (actuelle avenue Honoré-Serres). L'installation d'origine est assez modeste : des hangars, un four, et deux petites maisons à usage d'habitation et de magasin. [2]. Mais sous le Second Empire, la demande de vitraux est massive. 150 manufactures produisent du vitrail ad nauseam[3] à la demande, généralement un personnage de l'histoire sainte entouré de décors géométriques.

Une stratégie commerciale couronnée de succès

Castel-Gesta, le château des Verrières dans son état actuel

En 25 ans, Gesta aurait par conséquent produit des vitraux pour 7000 à 8500 églises. Le succès, particulièrement rapide, de la manufacture Gesta, s'appuie sur une véritable stratégie commerciale : exposition des produits avec nombreuses récompenses, publicité dans la presse et rôle politique joué par Louis-Victor Gesta lui-même[4].

À l'arrière de ses ateliers, il fait ensuite élever une sorte de château néo-gothique, nommé le château des Verrières ou Castel-Gesta. Les grandes verrières de la salle de réception montrent les hommes illustres de Toulouse. Le parc est un musée archéologique, avec statues, sarcophages et puits gothiques.

Louis-Victor Gesta est administrateur et rédacteur de la revue L'Archéologie populaire. En 1863, Louis-Victor Gesta est appelé conservateur des verrières des églises des 4e et 5e arrondissements de Paris. En 1875, il se remarie avec Marie Louise Deljougla, fille d'un commissaire-priseur, qui le laissera de nouveau veuf.

De la seconde moitié du XIXe siècle au début du XXe siècle, la manufacture Gesta compte parmi les plus grandes productrices de vitraux de France : 8500 églises, selon son dépliant publicitaire.

Des centaines de vitraux Gesta sont actuellement inscrits à l'inventaire du patrimoine français[5]. Il s'agit pour la majorité de vitraux religieux (surtout des verrières à personnages), mais la manufacture Gesta est aussi l'auteur de quelques œuvres profanes, dont les vitraux de la véranda du Casino de Bagnères-de-Luchon.

En 1890, Louis-Victor Gesta cesse son activité et en proie à des difficultés financières, il doit se séparer de ses collections et du château des Verreries. Il meurt en 1894.

Notes et références

  1. Louis Peyrusse, Christian Mange, «Les Verrières, le Moyen Âge retrouvé», in Midi-Pyrénées Patrimoine, N°18 p. 90
  2. Louis Peyrusse, Christian Mange, Midi Pyrénées Patrimoine N°18, p. 90
  3. Louis Peyrusse, Christian Mange, op. cit
  4. Id. p. 90
  5. Ministère de la Culture, bases Palissy et Mérimée

Liens externes

Quelques liens vers les œuvres répertoriées par les bases Mérimée et Palissy :

Bibliographie

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